Créer m’apaise plus que méditer
Et si créer était parfois une forme de méditation ? Pendant longtemps, j'ai cru que revenir à moi passait forcément par le silence et l'immobilité. Puis j'ai découvert que certaines de mes plus profondes expériences de présence naissaient simplement lorsque je créais. Voici pourquoi la création est devenue pour moi une véritable médecine.
Amandine Ethoin
6/4/20262 min read
Série "Quand la création devient médecine"
Article 1 Créer m’apaise plus que méditer
Quand crér devient une forme de méditation
Quand je crée, quelque chose en moi ralentit.
Ma respiration devient plus profonde.
Mon corps se détend.
Le temps semble moins pressé.
Je rentre dans un état très particulier.
Un état presque méditatif.
Chaque geste me ramène dans le présent.
Et honnêtement… peu de choses me procurent cet apaisement avec autant de puissance.
Pourquoi certaines personnes ont du mal à méditer
Pendant longtemps, j’ai essayé de méditer de manière “classique”.
M’asseoir.
Fermer les yeux.
Observer mes pensées.
Parfois cela me faisait du bien.
Mais parfois aussi, cela me confrontait à l’agitation immense que nous portons aujourd’hui dans nos corps.
Nous vivons dans une société où tout stimule notre système nerveux en permanence.
Le bruit.
Les écrans.
Les notifications.
La rapidité.
Les informations constantes.
Le sentiment qu’il faut toujours faire quelque chose.
Alors parfois, rester immobile peut devenir extrêmement difficile.
Et je crois que c’est justement là que la création prend tout son sens.
Une méditation vivante
Créer est une forme de méditation vivante.
Les mains bougent.
Le corps participe.
L’attention se pose naturellement sur une matière, une couleur, une texture, un geste.
Sans même s’en rendre compte, on commence à ralentir.
Le mental fait un peu moins de bruit.
Le souffle revient.
Quelque chose s’ouvre.
Quand je crée, je ressens une présence que j’ai du mal à retrouver ailleurs.
Une présence douce.
Comme si, pendant quelques instants, je n’avais plus besoin de courir après moi-même.
Le corps a besoin de beauté, de lenteur et de présence
Créer me reconnecte profondément à mes sens.
Le toucher.
Les couleurs.
Les matières.
Les formes.
Les odeurs parfois.
Dans un monde où nous passons énormément de temps dans nos têtes, je crois que cela devient précieux.
Presque vital.
Et surtout… créer nous autorise à être pleinement dans l’expérience.
Sans objectif de performance.
Sans besoin d’être productive.
Sans attente de résultat parfait.
Simplement être là.
Je crois d’ailleurs que beaucoup de femmes ont besoin de cela aujourd’hui.
Des espaces où l’on peut ralentir sans culpabilité.
Des espaces où l’on n’a pas besoin d’être “efficace”.
Des espaces où le corps peut souffler.
Parce qu’au fond, créer ne nourrit pas seulement notre imagination.
Cela nourrit aussi notre système nerveux.
Cela remet du mouvement là où tout est figé.
Cela redonne de la respiration intérieure.
Cela nous reconnecte à quelque chose de profondément vivant.
Et parfois même… à quelque chose de presque sacré.
Retrouver une partie de soi oubliée
Quand je crée, j’ai souvent l’impression de retrouver une partie de moi que le quotidien recouvre trop vite.
Une partie plus instinctive.
Plus sensible.
Plus libre.
Comme si mes mains savaient des choses que mon mental avait oubliées.
Je crois profondément que nous avons besoin de retrouver ces espaces-là.
Des espaces où nous pouvons simplement ressentir.
Créer.
Respirer.
Être.
Peut-être que la création n’est pas seulement un loisir.
Peut-être qu’elle est aussi une médecine douce pour des corps et des cœurs épuisés par la vitesse du monde.
Peut-être que nous avons besoin de recréer ensemble
Depuis quelque temps, je ressens l’envie profonde de créer des espaces où les femmes pourraient venir se déposer autrement.
Des espaces plus lents.
Plus sensibles.
Plus vivants.
Des espaces où la parole, le corps, le féminin et la création pourraient se rencontrer.
Pour ressentir.
Exprimer.
Transformer.
Respirer à nouveau.
Je crois que beaucoup de femmes portent énormément.
Et parfois, créer ensemble peut devenir une manière douce de revenir à soi.
Les prochains cercles ouvriront en septembre 🌹
