Pourquoi participer à un cercle de femmes ?
Découvrez pourquoi participer à un cercle de femmes peut transformer votre relation à vous-même. Sororité, reconnexion aux émotions, parole, douceur et espaces de guérison : je partage mon expérience personnelle et ma vision des cercles de femmes à Riom
Amandine Ethoin
5/6/20264 min read
« Tout va bien dans ma vie, je n’ai rien à dire. »
C’était ma réponse lors de mon tout premier cercle de parole.
J’avais 26 ans.
Et sans le savoir, je m’apprêtais à commencer une immense plongée à l’intérieur de moi-même.
À cette époque, j’avais enfoui mes émotions, mes blessures et une grande partie de ma souffrance sous une tonne de sable. Je pensais sincèrement aller bien. J’avançais. Je faisais ce qu’il fallait. Je souriais. Mais au fond, beaucoup de choses étaient figées à l’intérieur de moi.
Puis je suis entrée dans un cercle de parole.
Au début, je ne savais pas vraiment quoi dire. J’écoutais surtout les autres parler de leurs émotions, de leurs peurs, de leurs histoires. Et petit à petit, quelque chose en moi a commencé à se fissurer. Ma parole s’est ouverte… en même temps que ma boîte de Pandore.
Ce fut à la fois difficile… et profondément transformateur.
Ce que les cercles de parole ont changé dans ma vie
Au fil des années, j’ai participé à de nombreux cercles de parole.
Et à chaque fois, j’avais l’impression d’ouvrir une nouvelle porte à l’intérieur de moi.
Des parts oubliées.
Des blessures enfouies.
Des émotions jamais exprimées.
Mais aussi des élans de vie, de joie, d’amour et de vérité que je ne soupçonnais même pas.
J’ai vu dans les autres des miroirs parfois inconfortables… parfois bouleversants… et souvent profondément guérisseurs.
J’ai découvert des espaces de fraternité et d’humanité qui m’ont nourrie d’une manière que je n’avais jamais connue auparavant.
Ces premiers cercles étaient mixtes. Et je remercie profondément leur facilitateur, qui est devenu au fil du temps un ami, un guide et une personne importante sur mon chemin.
Pourquoi les cercles de femmes sont différents
Plus tard, je me suis tournée vers les cercles de femmes.
Et même si certaines expériences ne m’ont pas totalement touchée au départ, elles ont fait naître quelque chose d’essentiel en moi : une vision.
Je ressentais profondément le besoin d’espaces féminins plus doux.
Des espaces où l’on puisse réellement se déposer.
Des espaces où la vulnérabilité soit accueillie avec tendresse.
Des espaces où l’on puisse rire, pleurer, parler, ressentir, ralentir… sans masque et sans performance.
C’est de là qu’est née mon envie de créer mes propres cercles de femmes.
Des espaces de sororité vivants et incarnés.
Des espaces où l’on ne vient pas pour “être parfaite”, mais pour être vraie.
Des espaces où l’on peut traverser ensemble les périodes de transition, les doutes, les émotions et les transformations de la vie.
Qu'est-ce qu'un cercle de femmes, concrètement ?
Un cercle de femmes est un espace de parole et de présence où des femmes se réunissent pour partager, ressentir et se reconnecter à elles-mêmes et aux autres.
Ce n'est pas un groupe de thérapie. Ce n'est pas non plus un atelier de développement personnel classique. C'est quelque chose de plus ancien, de plus simple et de plus profond à la fois : des femmes assises ensemble, dans un espace contenu et sécurisé, où chaque voix a sa place.
Dans les cercles que j'anime à Riom, on travaille avec la parole, des pratiques méditatives et des rituels. Chaque rencontre a son propre fil, sa propre intention mais l'essence reste toujours la même : créer un lieu où l'on peut déposer ce que l'on porte.
À qui s'adresse un cercle de femmes ?
À toutes les femmes qui ressentent qu'il manque quelque chose sans forcément savoir quoi.
Celles qui traversent une période de transition : une rupture, un changement de vie, une remise en question profonde.
Celles qui donnent beaucoup aux autres et ont oublié de se donner à elles-mêmes.
Celles qui cherchent une communauté vraie, une sororité qui ne soit pas de surface.
Et celles aussi qui, comme moi à 26 ans, pensent sincèrement que tout va bien et sentent pourtant, quelque part, qu'elles n'ont pas encore tout à fait accès à elles-mêmes.
Le cercle ne demande rien d'autre que d'être là. Pas de performance, pas de bonne réponse, pas de masque à maintenir.
Ce que les femmes vivent dans ces espaces
Ce que j’observe, cercle après cercle, c’est que lorsque l’espace est réellement sécurisant… quelque chose finit presque toujours par se détendre.
Les femmes arrivent parfois fermées, stressées, sur leurs gardes.
Puis doucement : un regard s’adoucit, une émotion remonte, une parole longtemps retenue se libère.
Et souvent, il y a ce moment bouleversant où une femme réalise qu’elle n’est pas seule.
Qu’une autre en face vit, ressent ou traverse quelque chose de similaire.
C’est toute la puissance de la sororité :
voir dans l’autre un miroir qui nous renvoie à nous-mêmes… sans jugement.
Beaucoup de femmes me disent après les cercles :
« C’est la première fois que je me sens vraiment entendue. »
Pas conseillée.
Pas analysée.
Pas réparée.
Entendue.
Pourquoi un cercle de femmes en particulier ?
Il y a quelque chose de spécifique qui circule dans un espace exclusivement féminin. Une permission différente. Quelque chose qui touche à des blessures collectives, la compétition entre femmes, le regard, la comparaison et qui peut, dans le bon espace, commencer à se transformer.
Ce n'est pas contre les hommes. C'est pour nous. Pour retrouver accès à une douceur, une vulnérabilité, une puissance qui n'ont pas toujours eu de place.
Rejoindre un cercle
J'organise des cercles de femmes régulièrement dans le Puy de Dôme à Riom.
Si quelque chose en toi résonne à la lecture de ces mots, c'est peut-être une invitation.
Tu peux retrouver les prochaines dates ici et me contacter directement depuis le site ou sur mon téléphone 06/63/88/69/76. Je serai heureuse de répondre à tes questions avant que tu te lances.
Avec tout mon amour,
Amandine 🌹
